Revolut a lancé ce jeudi 24 septembre un test de paiement par reconnaissance faciale baptisé « Pay with Smile ». L’expérimentation se déroule dans trois cafés de Londres, où les clients peuvent régler leurs achats sans présenter de carte bancaire ni utiliser leur téléphone. La caméra installée à la caisse compare le visage du client aux données biométriques collectées lors de la vérification d’identité effectuée à l’ouverture du compte Revolut.
Un fonctionnement basé sur la vérification d’identité existante
Le dispositif repose sur les informations déjà fournies par l’utilisateur lors de la création de son compte. Lors de l’inscription, Revolut demande généralement une photo d’identité et une vérification faciale pour se conformer aux obligations de connaissance du client. C’est cette référence biométrique qui est utilisée par la caméra du point de vente pour reconnaître le client au moment du paiement. Aucun équipement supplémentaire n’est donc requis du côté du consommateur : il suffit que son visage soit visible par la caméra de la caisse.
Le système vise à simplifier le passage en caisse en supprimant la manipulation d’un objet physique ou numérique. Pour le commerçant, l’intégration repose sur un terminal doté d’une caméra compatible, mais les détails techniques de cette intégration ne sont pas précisés dans le cadre de ce test.
Un incitatif sous forme de points de fidélité
Pour encourager l’adoption de ce nouveau mode de paiement, Revolut associe chaque transaction réalisée avec Pay with Smile à un bonus de points de fidélité. Les paiements effectués via cette méthode rapportent trois fois plus de RevPoints que les paiements classiques. Les RevPoints sont le programme de récompenses de Revolut, cumulables puis convertibles en avantages ou en réductions selon les offres disponibles. Ce multiplicateur s’applique pendant la phase de test et vise à observer le comportement des utilisateurs face à une méthode de paiement encore peu répandue.
Contexte et enjeux de la biométrie dans le paiement
Le paiement par reconnaissance faciale s’inscrit dans une tendance plus large de recherche de fluidité dans le commerce de détail. Plusieurs acteurs ont déjà exploré des solutions biométriques pour réduire le temps de passage en caisse ou supprimer le besoin de moyens de paiement physiques. Cette expérimentation de Revolut, limitée à trois établissements à Londres, permet de recueillir des données d’usage dans un environnement réel tout en limitant les risques opérationnels.
La reconnaissance faciale soulève toutefois des questions relatives à la protection des données personnelles et au consentement. Le fait que le système s’appuie sur une vérification d’identité déjà effectuée à l’ouverture du compte simplifie le processus, mais il repose sur la conservation et l’utilisation de données biométriques à une fin différente de celle initialement prévue. Revolut n’a pas communiqué sur les mesures de sécurité spécifiques mises en place pour ce test, ni sur la durée de conservation des images capturées en magasin.
Ce qui est confirmé et ce qui reste à préciser
À ce stade, seul le lancement du test dans trois cafés londoniens est confirmé, avec un démarrage le 24 septembre. Le nombre de clients participants, les conditions d’éligibilité, la durée de l’expérimentation et les modalités d’extension éventuelle à d’autres villes ou pays ne sont pas précisés. De même, aucun détail technique sur les caméras utilisées ou sur le traitement des données en temps réel n’a été rendu public.
Les résultats de ce pilote détermineront probablement la suite du déploiement, mais aucune information ne permet à ce jour d’anticiper une généralisation prochaine. Le bonus de points triplé est une indication de la volonté de Revolut de stimuler l’essai, sans que cela ne préjuge de son maintien après la phase de test.
