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Accell liquide 86 millions d’euros de stock avec 65 salariés réembauchés

A bicycle shop exterior with various bikes and a colorful window display in an urban setting.

Les administrateurs judiciaires du groupe Accell, leader européen du vélo placé en faillite, ont lancé une opération de liquidation de grande ampleur. Environ 86 millions d’euros de marchandises — vélos complets, pièces détachées et accessoires — doivent être écoulés. Pour mener à bien cette vente, 65 anciens salariés ont été réembauchés sous contrat temporaire de deux mois.

Une vente massive encadrée par les administrateurs

La vente porte sur le stock accumulé par Accell, dont la valeur est estimée à 86 millions d’euros. Elle comprend des vélos, des pièces détachées et des accessoires de différentes marques du groupe. Les administrateurs judiciaires supervisent l’opération afin de maximiser les recettes pour les créanciers, dans le cadre de la procédure collective.

Pour organiser cette liquidation, 65 anciens employés ont été rappelés avec un contrat à durée déterminée de deux mois. Leur mission consiste à préparer, inventorier et vendre les articles. Cette réembauche temporaire est une pratique courante dans les faillites pour gérer le stock restant.

Contexte : la chute d’un géant européen

Accell Group, dont le siège est aux Pays-Bas, possède des marques bien connues comme Lapierre, Haibike, Ghost ou encore Batavus. L’entreprise a rencontré de graves difficultés financières ces dernières années, aggravées par la surproduction, la baisse de la demande post-pandémie et l’endettement. Malgré des tentatives de restructuration, la société s’est retrouvée en cessation de paiements, conduisant à la faillite.

Les 86 millions d’euros de stock représentent une part significative des actifs. Leur vente est cruciale pour rembourser les dettes, mais elle intervient dans un marché du vélo encore saturé, ce qui pourrait peser sur les prix obtenus.

Conséquences pour les employés et le marché

Pour les 65 salariés réembauchés, ce contrat de deux mois offre un revenu temporaire, mais sans perspective d’emploi durable au sein du groupe. Le reste du personnel, licencié lors de la faillite, ne bénéficie pas de ce dispositif.

Sur le marché, cette vente massive pourrait créer une pression à la baisse sur les prix des vélos et pièces, au bénéfice des consommateurs mais au détriment des revendeurs concurrents. Les canaux de distribution de cette liquidation (vente directe, enchères, grossistes) n’ont pas été précisés dans les informations disponibles.

Ce qui reste à confirmer

Les détails pratiques de la vente — lieux, dates, modalités d’achat — n’ont pas été communiqués. On ignore également la répartition exacte du stock entre vélos, pièces et accessoires, ainsi que la valorisation réelle qui pourra être obtenue. L’issue de la procédure collective dépendra du succès de cette liquidation et des négociations avec les créanciers.