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L’ex-patron de Cycles Lapierre critique la gestion après le redressement judiciaire

Man securing bicycles on a Skoda support vehicle in an urban setting, perfect for sports event coverage.

Le 25 août 2026, le tribunal de commerce de Dijon a placé Cycles Lapierre en redressement judiciaire. Cette procédure ouvre une période d’observation destinée à évaluer les possibilités de reprise ou d’apport de fonds. Fondée en 1946 par Gaston Lapierre, l’entreprise emploie actuellement 106 personnes. Sa maison mère néerlandaise, Accell, a fait faillite début août, précipitant la chute de la filiale bourguignonne.

Un communiqué qui défend le bilan de Gilles Lapierre

En septembre 2026, Gilles Lapierre, ancien directeur général de Cycles Lapierre, a publié un communiqué dans lequel il revient sur son départ. « Quand j’ai quitté l’entreprise, elle était dans une position solide, le fruit de plusieurs années de travail, de décisions, d’investissements et d’engagement collectif », écrit-il. Selon lui, l’entreprise avait « construit des bases solides pour poursuivre un avenir ambitieux ».

Le ton se durcit ensuite. « Sans volonté de polémique personnelle, chacun est en droit de s’interroger sur le chemin parcouru depuis mon départ et sur les décisions qui ont conduit l’entreprise à sa situation actuelle », poursuit l’ancien dirigeant. Une formulation qui suggère une remise en cause de la gestion postérieure à son départ, sans désigner nommément de responsable.

Une préoccupation affichée pour les salariés

Gilles Lapierre insiste sur le sort des 106 employés : « Ils ne doivent pas subir les conséquences de décisions prises après mon départ. Ils méritent de comprendre la réalité de la situation de leur entreprise, mais surtout de pouvoir envisager l’avenir avec confiance. » Cette déclaration témoigne d’une volonté de rassurer le personnel tout en pointant la responsabilité de la direction.

Un possible retour pour soutenir la reprise

Malgré la critique, l’ancien patron ne ferme pas la porte à une implication future. « Je serai prêt, dans la limite de ce qui est en mon pouvoir, à soutenir le projet et le plan qui me sembleront les plus adaptés à la situation actuelle et les plus à même de préserver l’activité de l’entreprise, les emplois et les intérêts de toutes les parties prenantes », affirme-t-il. Il conclut en appelant « la direction actuelle, les actionnaires et l’ensemble des parties prenantes » à prendre leurs responsabilités.

À ce stade, aucun repreneur ni plan de sauvetage n’a été annoncé. La période d’observation permettra d’évaluer les options. Le communiqué de Gilles Lapierre relance le débat sur les causes de la chute de l’entreprise et la stratégie de redressement.